samedi - 18.août.2018


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Le nouveau Renazé se dévoile au fil de l'ardoise

Le circuit urbain offre aux randonneurs un tour d'horizon de 7 km de la commune du Sud-Mayenne. Autour du passé ardoisier, se découvre le nouveau visage de l'agglomération.

« Vous ne connaissez pas du tout Renazé ? Le circuit urbain permet d'en faire le tour et de voir l'histoire des ardoises. » Ni une ni deux, les deux randonneurs du Chéran, Michel et Daniel, accompagnés du petit-fils de ce dernier, Thaïs, se mettent en route pour 7 km et environ une heure trente de marche. Le rendez-vous a été donné à côté de l'étang du Fresne, « là d'où toutes nos promenades partent », explique Michel. Après avoir monté quelques marches, l'histoire de la ville nous rejoint déjà.

Une haute structure métallique nous toise. Des personnes sont en train de puiser de l'eau à son pied. « C'est un puits d'ardoisier, commente Daniel. Les galeries ont été remplies d'eau pour éviter les effondrements. Avant, les ouvriers descendaient et remontaient avec les ardoises par là. » À côté se trouve une sorte de cage, servant de « puits de secours en cas de problème ». Un mannequin habillé façon ouvrier complète ce tableau avec un vélo non loin. Ville d'environ 2 700 âmes, Renazé est aussi le pays des frères Madiot. « Le vélodrome est caché juste derrière », précise Daniel.

Des ardoises omniprésentes

En traversant la départementale 771 pour rejoindre le chemin de Rondeau, Daniel fait remarquer qu'une maison est plus grande que les autres : « C'est la maison des chefs. Celles d'à côté, toutes les mêmes, et plus petites, étaient pour les ouvriers. » À la vue du puits de Saint-Aignan, la promenade quitte la route pour une ancienne voie ferrée « qui emportait l'ardoise du puits d'extraction jusqu'à la gare de Renazé ». Si Daniel a vu des wagons circuler dans sa jeunesse, plus aucun des trois puits de la ville n'est encore en activité et la voie ferrée a été réaménagée.

Symboles du circuit, les balises jaune et bleu ciel amènent jusqu'au centre hospitalier local. Tout au long des différentes rues, les ardoises sont partout : sur les toits bien évidemment - « il y a peu de temps que des toitures autres ont été autorisées », les murs et petits murets comme celui du cimetière et même les parterres de fleurs et plantes de la municipalité, comme ceux longeant le stade Michel-Le-Milinaire. Partout sauf sur l'église au clocher moderne : « Elle était en ardoise mais au fil du temps, elle s'est abîmée. Un pan de mur a tout de même été conservé derrière », précise Michel.

Vestiges d'un autre temps

 

La randonnée se poursuit dans le lotissement du Maine. « C'est calme, remarque Michel. Les habitants doivent être en vacances ou au travail. Plusieurs ont un poste à la Sehla. » Spécialisé dans l'électronique et notamment les cartes pour l'aviation, la Sehla est la plus grande entreprise de Renazé. Elle est directement accessible via un chemin bordant le lotissement. Son contournement symbolise les 4 km. Arrivés sur la route menant à la Repenelais, Daniel montre des maisons à l'horizon : « C'était la cité ouvrière de Longchamps. » Un peu plus loin, la grande maison faisant face au chemin de Longchamps faisait à l'époque office de bar : « Là où une autre ardoise s'accumulait aussi », remarque Daniel avec un sourire.

Un virage à droite siffle la fin de la partie route et le début du site de l'ancienne ardoisière. Le sol devient gris et les parties ombragées plus nombreuses. « Comme ça a fermé, ils ont mis une forêt de bouleau », rigole Michel. « C'est le secteur le plus agréable. On finit par le meilleur », continue plus sérieusement Daniel.Le chemin contourne le musée de l'ardoise à gauche. Se distinguent entre les arbres le puits, la salle des machines et les petits wagons vestiges d'un autre temps. La colline sur laquelle se trouve l'ensemble n'est pas naturelle. En dévers, on aperçoit les déchets d'ardoise et même des câbles.

Passé le musée, Michel et Daniel redescendent progressivement vers ce qui était le dépôt de dynamite, abandonné à la nature. Plus loin, d'anciens jardins d'ouvriers se devinent parmi la végétation. L'indice ? Ils étaient délimités par des murets... en ardoise.

 

Source : www.ouest-france.fr - Aout 2017

 

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